Le gaspacho oranais ou « Quand le gaspacho n’est pas une soupe! »

Cette recette est un peu particulière. Je choisis de la publier en ce jour de fête des mamans, pour ceux qui cette semaine ont connu la douleur de perdre la leur. Je ne veux en aucun cas être triste cette journée, car je pense que la meilleure façon de lui rendre hommage est de parler de ce qu’elle faisait (entre autre) avec talent, dans le cas présent : régaler les ventres…
Cette recette m’a été donné par ma maman qui l’a elle même tenu de cette amie.
Je ne l’ai jamais mangé ailleurs que chez moi ou chez Marie-Thé, je n’en ai jamais entendu parlé ailleurs et pendant des années le gaspacho avant de désigner la soupe froide espagnole, évoquait pour moi ce plat généreux et délicieux. Une recherche sur le net (que c’est formidable quand même) m’a permis d’en savoir plus sur cette spécialité pied-noire.
Ce plat est un plat de chasseurs dans lequel toutes les viandes issues de la chasse étaient cuisinées. De nos jours, la chasse se fait au marché ou en hyper mais si toutefois vous avez la chance de faire cette recette avec du gibier : pigeons, pintade, perdreaux, lapin… surtout n’hésitez pas une seconde.

Dans les versions trouvées sur le net, les galettes sont faites à la main. Cette amie, utilisait du pain azyme (ce qui revient au même) et croyez moi c’est non seulement plus rapide mais c’est carrément délicieux. Imaginez les galettes émiettées se gorger de sauce et prendre la texture des pâtes… Un régal!

N’ayant pas été à la chasse pour vous proposer cette recette, elle sera au lapin et au poulet mais bien sûr pigeon, pintade ou lièvre seront à leur place. Ma mère y ajoute du porc.
Voici donc Le gaspacho oranais de Marie-Thé.

gaspacho_oranais_1

Pour 6 personnes

1 lapin
1 grande boite de tomates concassées
2 cuisses de poulet
400 g d’oignons
1 dizaine de gousse d’ail
1 cube de bouillon de poule
1 feuilles de laurier
2 doses de safran
2 càs d’huile d’olive
1 sachet et 1/2 de pain azyme (450g)

Eplucher l’ail et l’oignon. Emincer l’oignon.
Dans une cocotte (idéalement en fonte) faire chauffer une cuillère à soupe d’huile et y faire revenir les gaspacho_oranais_2morceaux de viande de tous les côtés. Les sortir de la cocotte et les réserver. Remettre 1 càs d’huile et ajouter l’oignon le faire suer et blondir. Ajouter l’ail et remuer quelques secondes : l’ail ne doit pas brûler, juste exhaler ses parfums. Ajouter alors la boite de tomate et se servir de la boite pour mettre aussi la même quantité en haut. Ajouter le cube de bouillon et le laurier. Remettre les viandes. A la reprise de l’ébullition, baisser à feu doux et mettre le couvercle sur la cocotte. Laisser mijoter une bonne heure. Normalement si vous avez une bonne cocotte, la viande sera cuite mais le bouillon sera bien là. Ajouter 1/4 d’heure avant de manger, le pain azyme émietté. Continuer à cuire à feu doux, une dizaine de minute. Le pain doit être cuit.
Régalez vous.
NB je sais… ce n’est pas un plat à proprement parlé "photogénique" mais croyez moi comme les beautés cachées, il ne faut pas se fier aux apparences! A noter que les photos ne sont pas retouchées. C’est du vrai…


gaspacho_oranais_3

logo_imprimante Le Gaspacho oranais de Marie-Thé

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12 commentaires

  1. Ah la la, beaucoup de nostalgie pour moi en lisant ton texte ! Il y a un paquet d’années, ma mère s’est mise à avoir des contractions devant un gaspacho chaud dégusté en famille. Quelques heures après, j’étais née 🙂

  2. Annaïck merci pour cette précision car si de jeunes mamans s’aventurent à manger un gaspacho oranais au moins elles savent à quoi elles s’exposent! Puis au si ça peut m’éviter un procès moi je dis popopo tant mieux lol

  3. Vraiment appétissant et de saison pour cette journée pluvieuse !Le gazpacho en Espagne c’est avant tout cette soupe épaisse, un peu genre ragout avec en effet du riz ou des petites pâtes (comme dans la fideua)… L’andalou est en revanche cette soupe froide que les gens connaissent. Tiens, je vais mettre tout cela noir sur blanc !

  4. ben j’aime pas le gazpacho version espagnole, mais je goûterai bien celle ci ça doit être délicieux!!! :p

  5. Enfin une recette de « gaspacho » que je peux manger, je suis allergique aux poivrons alors le classique n’est pas pas pour moi !!! Et elles ne sont pas si moches tes photos…

  6. oh!lala je suis trop contente d’avoir trouvé ta recette , je pensais qu’il y avait que ma grand-mère qui l’a faisait, elle est justement pied-noir d’oran donc je risque pas de me tromper de recette c’est ça?
    ce plat est un vrai souvenir d’enfance. merci.

  7. Bonjour !
    Je suis trop contente de retrouver cette recette qui me rappelle tellement de bons souvenirs d’enfance !
    Ma mère faisait aussi les galettes et les enfants devaient les émietter en chantant pour ne pas trop en manger… mais la recette est partie en même temps que ma maman. Alors si quelqu’un lit mon commentaire et veut bien mettre la recette des galettes ou un lien, je lui serais très reconnaissante.

  8. Alors là je pensais pas trouver mais je suis hyper contente. Ma grand-mère maternelle, originaire d’Alicante et de Sidi Bel Abbès me faisait ce plat quand j’étais petite et qu’elle venait à la maison. Elle faisait les galettes et c’était un régal. Mon cousin m’a interpellé voilà quelques jours au sujet de cette recette et que je suis contente de la trouver sur votre blog. Nous avons une Marie Thé dans la famille qui vit près de Toulouse. C’est peut-être celle dont vous parlez ? En tous cas mille merci.

  9. Bonjour.
    Comment vous remercier?
    Grace à vous, je vais manger ce soir,des gaspachos galette d’azime que nous faisait ma maman.
    j’ ai maintenant 56 ans, mon épouse l’avait vue faire ce plat il y a maintenant longtemps, grâce à vous elle va pouvoir nous faire plaisir.
    Encore merci,bonne continuation et passez, vous et vos proches, d’excellentes fêtes de fin d’année.
    Patrick et sylviane garriga.

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