Seiches à la sétoise
J’ai craqué sur ces petits céphalopodes et j’ai acquis un sac… surgelé. J’avais une envie de dépaysement… et c’est sur une recette locale que j’ai fondu. J’ai bien fait ! J’avais oublié combien c’est terriblement bon. Des fois à force de côtoyer la gastronomie locale qui est souvent dénaturée par des préparations bâclées et sans âmes que l’on sert aux touristes, on finit par oublier les trésors de notre patrimoine culinaire.
A noter pour ceux qui sont vigilants du côté de leur balance que mise à part la rouille cela reste très acceptable d’un point de vue diététique.
En route pour la grande Bleue, pour Sète, en entonnant bien sûr…
« Non, ce n’était pas le radeau
de la Méduse, ce bateau
qu’on se le dise au fond des ports,
dise au fond des ports
Il naviguait en père peinard
sur la grand-marre des canards
et s’app’lait les Copains d’abord,
les Copains d’abord ! »
Et si vous avez envie d’entendre et de voir le grand Georges allez voir par ici !
Sur ce la recette !
Pour 3/4 :
1 kg de seiches
500 g de coulis de tomates
2 grosses gousses d’ail
1 oignon
1 branche de cèleri
1 feuille de laurier
herbes de Provence
1 càs d’huile d’olive
1 petit verre de muscat de Frontignan (10cl)
1 grand verre de vin (20 cl)
1 pointe (ou plus) de piment de Cayenne
Dans l’idéal décongeler les seiches, car elles ont rendu beaucoup d’eau en les mettant directement dans la poêle que j’ai été contrainte de jeter. Donc une décongélation préalable évitera sûrement cela, sinon allez y direct comme moi et faire décongeler directement dans la poêle.
A part, faire revenir dans l’huile les oignons et le cèleri finement émincés. Quand l’oignon est cuit et un peu doré, ajouter l’ail. Déglacer avec le muscat et ajouter aux seiches. Joindre le reste des ingrédients et laisser mijoter 30 minutes. La sauce va réduire et épaissir. Ne saler qu’à la fin.
J’ai servi à la sétoise avec des pommes de terre en robe des champs mais il arrive souvent qu’on la serve (aux touristes) avec du riz blanc 😉
Bien sûr il faut faire la rouille. Il y a des tas de version. En Provence, il semble que ce soit une sauce à base de foie de lotte alors que chez nous c’est une aïoli avec du safran, du piment voire un peu de soupe de poisson et du citron. Certains y mettent de la pomme de terre écrasée. Je me suis contentée d’une aïoli maison.

Ils/elles ont testé et aimé :
Circée, blogueuse.
Encore à Sète ?




Effectivement on est très Sète toutes les deux auhourd’hui!
dommage que je ne raffole pas de la seiche mais tes ZZT elles m’ont drolement plu !
cette recette me donne vraiment envie de revoir le joli port de Mèze !
Il me tente beaucoup ton petit ragoût de seiches…Et comme je ne suis pas du coin ce sera avec du riz pour moi ;))
Amicalement de la vallée
c’est donc toi qui a sauvé le blog de Michèle…
merci mille fois …car son blog on l’adore et le tien je viens de ce pas de le découvrir !
alors à bientôt
Pour attendre celles fraîches des vacances, tu me fais trop envie avec tes bestioles.
ça sent bon le sud…
J’adore, inutile de te le préciser !Ca me rappelle les ravioles réalisées pour Cuisine Passion, faudrait que je les mette en ligne…
Délicieuse recette qui donne envie d’un déjeuner à l’ombre d’un parasol sur un petit port de pêche.
Je suis fan tu t’en doute, y a du bon et même du très bon par chez nous 😉
Bises
Le muscat de fRONTIGNAN mais bien sur, c’est normal et en plus il est bon.
J’aime énormément les seiches alors comme j’ai 3 malheureux kg à perdre, j’ai décidé de préparer mes déjeuners pour le bureau et cette recette est notée et elle m’accompagnera . Je suis certaine que 2 de mes collègues vont vouloir gouter.
Merci Lavande et bonne soirée
Une recette très tentante que je note tout de suite. Merci Lavande..
J’ai testé ta recette ce midi, c’était un régal !