Harira Bidaouia

Cette recette a été je crois la première à figurer sur ce blog. Jusqu’à ce jour elle n’avait pas de photo pour l’illustrer mais avouons que ça n’était pas une grande perte car l’Harira est aussi moche que c’est bon ! Je profite de ce spécial cèleri pour vous redonner ma recette, celle que je fais depuis des années et qui a sûrement contribué à faire de moi une femme mariée ! Oui, vous avez ci-dessous le plat préféré de Monsieur Lavande. Comme quoi la beauté peut être intérieure !

L’Harira est traditionnellement servie pour la rupture du jeûne pendant le mois sacré du ramadan, accompagnée de dates et d’œufs. Chaque famille a sa recette et selon les moyens et les goûts de chacune, on y introduit de la viande et plusieurs féculents. La voici dans une version “riche”. Je n’en ai jamais mangé deux les mêmes. Même la mienne n’est jamais pareille… à moins que ce soit mon palais qui soit toujours aussi surpris devant tant de saveurs mêlées. J’en mange depuis mon plus jeune âge. Ma grand mère me la confectionnait avec amour lors de mes vacances marocaines.
Vous avez compris que cette recette a une valeur unique pour moi : historique, affective, gustative.

C’est un peu long à réaliser c’est vrai, mais croyez-moi, ça vaut le temps qu’on investit dans cette recette.
Difficile de faire cette soupe pour deux personnes, en raison de la multitude d’ingrédients qui en font l’harmonie, quoique ça nous est arrivé du temps où nous étions un couple sans enfants, nous la mangions avec bonheur plusieurs jours. Aujourd’hui même les Brindilles la mangent avec délectation, c’est dire ! A noter que cette soupe si elle est nourrissante en raison des féculents ne contient pratiquement pas de gras (à part celui contenu dans la viande).
Cette recette est inspirée d’un livre “La cuisine marocaine” hélas épuisé.

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Pour 8 :

Cette soupe se prépare en deux temps. D’abord le bouillon ensuite la tédouira.

Le bouillon :

4 litres d’eau
1 bol de pois chiches trempés de la veille et pelés le lendemain
1 kg de viande de bœuf (jarret) et/ ou de moutons (ou d’agneau) coupés en dés
1 beau cœur de céleri finement haché
1 bouquet de coriandre haché
1/2 c à c de cannelle
1 oignon haché
1 petit bouquet de persil haché pas indispensable mais dans la recette du livre
2 oignons hâchés
1 boite de tomates concassées
1 poignée de lentilles triées et rincées
1 poignée de févettes triées et rincées
1 poignée de pâte à potage, pour moi des “plombs”
1/2 c à c de safran ou colorant alimentaire jaune type “la clé”
1 c à c bien remplie de poivre
sel
si possible 3 ou 4 os bien charnus

La tédouira :

1 boite de tomate concassée
1 bouquet de coriandre
le jus de 3 citrons
3 c à s de farine ou une grosse cuillère bombée de maizena
sel

Mettre à cuire dans une marmite tous les ingrédients du bouillon (sauf les épices et la coriandre), baisser le feu après la première ébullition et écumer. Ajouter les épices et laisser mijoter doucement. Ajouter les plombs et commencer la tédouira.

La tédouira : Mixer ensemble la boite de tomate concassée, le jus de citron, un bouquet de coriandre et la farine ou maizena. Ajouter au bouillon et laisser épaissir.

Mélanger la tédouira au bouillon. Ajuster l’assaisonnement. C’est prêt.

On peut pocher des œufs dans la soupe et les servir mollet. Si on les perd pas ou si on ne les casse pas…
Désormais je mets les jaunes dans les bols et les blancs dans chaque bol. Cela permet de garder les jaunes crémeux, juste cuits au contact de la soupe.  On peut (c’est fortement conseillé) ajouter un peu de harissa (de préférence maison) au moment de la dégustation.

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